Vous comptez construire une terrasse? Le bois demeure le matériau préféré des Québécois. Comment le traiter? Et, surtout, existe-t-il des options vertes?
Les bois traités chimiquement Depuis la disparition en 2003 du bois traité à l'ACC (arséniate de cuivre chromaté) qui, en plus de contaminer les sols, pouvait être dommageable pour la santé, le bois traité au CAQ (cuivre à l'ammoniac quaternaire) a accaparé la plus grande part du marché des bois traités chimiquement. Il s'agit toutefois d'un produit corrosif, avec lequel il est essentiel d'utiliser des clous et des vis en acier inoxydable. Il y a aussi le bois traité à l'AC (azote de cuivre). Il se détaille à meilleur prix, mais son efficacité est moindre.
Ces deux produits ne sont pas recommandés pour les ouvrages en contact avec les plans d'eau, comme les quais.
Les bois traités écolos Un traitement non toxique Il y a 60 ans, les Scandinaves ont inventé un traitement naturel et non toxique, le Life Time, qui protège à vie le bois contre la pourriture. Cette poudre à base de plantes et de minéraux ne nécessite qu'une seule application. Et il ne s'ensuit pas de résidus toxiques, ce qui n'est pas à dédaigner. Un seul hic, c'est au consommateur de traiter son bois. Mais selon Valhalla Wood Preservatives, distributeur canadien du produit, ce traitement maison serait le plus performant de tous et le bois peut être teint par la suite. Les Scandinaves n'ont pas fini de nous étonner!
Le bois traité à la chaleur Si vous ne vous sentez pas d'attaque pour badigeonner les composantes de votre future terrasse, vous pouvez vous rabattre sur des éléments qui ont été préalablement traités à la chaleur. Cette fois-ci, ce sont nos cousins français qui ont innové. Leur procédé? Le bois est chauffé dans un four à haute température, ce qui aurait pour avantage de le stabiliser grandement. Une petite entreprise de Rivière-du-Loup, le Groupe Lebel, n'hésite pas à comparer la durabilité de son Dream-Wood avec celle du cèdre rouge de l'Ouest, ce qui n'est pas peu dire.
|